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Brassaï
100 photos pour la liberté de la presse

Dernière révision le 8 novembre 2022 à 13:11 par la rédaction

Kiki et ses amies Thérèse Treize de Caro et Lily. 1932 © Estate Brassaï Succession-Philippe Ribeyrolles

Il y 30 ans, RSF publiait le premier numéro de sa collection 100 photos pour la liberté de la presse. Cartier-Bresson, Lartigue, Doisneau, Ronis, Capa et beaucoup d’autres icônes de la photographie du XXe siècle se sont succédé à la Une… Un artiste manquait pour compléter cette impressionnante galerie. Maître incontesté des lumières de la nuit et inlassable arpenteur de Paris, c’est à Brassaï que nous avons choisi de rendre hommage pour clôturer cette année anniversaire. En kiosque le 10 novembre 2022

Pour la première fois, des photographies choisies parmi les archives familiales présentent un Brassaï sans frontières, qui a voyagé pour la presse internationale aux États-Unis, au Maroc, en Espagne… Des images rares qui n’avaient jamais été montrées ensemble.

 

« C’est pour saisir la nuit de Paris que je suis devenu photographe. » Brassaï

Brassaï par sa femme Gilberte, Villa Adrienne, avril 1955 © Estate Brassaï Succession-Philippe Ribeyrolles

Brassaï, c’est le nom que s’est choisi le Hongrois Gyula Halász pour signer ses premiers tirages, en hommage à son village natal de Brassó, dans les Carpates. Celui que rien ne destinait à la photographie y arrive sur le tard, d’abord pour illustrer ses articles – il écrit pour des journaux hongrois et allemands –, puis pour immortaliser les nuits parisiennes qui le fascinent. Dans les ruelles sombres, les cafés, les bals, les maisons closes, Brassaï, « l’œil vivant » de la photographie comme l’a si bien qualifié son ami l’écrivain Henry Miller, traque la beauté partout. À l’aise dans les soirées mondaines comme dans les bals populaires, fréquentant les artistes de Montparnasse et les canailles du quartier Italie, il a fixé pour l’éternité le Paris fiévreux des années trente.

Pour autant, Brassaï ne saurait être réduit à ces instantanés du Paname interlope. Comme on le sait, son objectif se braque aussi sur les travailleurs qui exercent, comme il le dit lui-même, des « petits métiers », sur les graffitis qui dévorent les murs de la capitale et qu’il élève au rang d’œuvres d’art, ou sur ses amis peintres, poètes, sculpteurs et écrivains.

 

Reporters sans frontières 100 photos : 12,50€

Le portfolio d’une centaine de pages, séquencé en sept chapitres (Jour et nuit, Soirées, Canaille, Petits métiers, Artistes de sa vie, Surréel et Sans frontières) s’ouvre sur un avant-propos du prix Nobel de littérature Patrick Modiano, qui nous offre une déambulation littéraire dans le Paris de Brassaï, prêtant intrigues et dialogues fictifs aux personnages immortalisés par le grand maître.

Avec les contributions inédites de :

  • Laure Adler, journaliste
  • Dimitri Beck, directeur de la photographie
  • Denis Cosnard, journaliste
  • C215, artiste
  • Sophie Jacotot, historienne
  • José Lebrero Stals, directeur du Musée Picasso à Málaga
  • Philippe Ribeyrolles, neveu et filleul de Brassaï et un avant-propos du prix Nobel de littérature Patrick Modiano.

Et aussi :

  • Trois défenseurs de la liberté de la presse : Onesmo Olengurumwa, Pham Doan Trang et Rozina
  • Un portrait sans concession de Sheik Hasina, Première Ministre du Bangladesh.
  • Une immersion dans les coulisses de La Prensa, média en danger au Nicaragua.

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