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Photoreporter Saint-Brieuc : Didier Rapaud prend le large

Mis à jour le 1 mai 2014 par Michel Puech

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« Pour raisons personnelles, je mets fin à mes fonctions de directeur artistique au sein du festival photoreporter en Baie de Saint- Brieuc. Je tiens à remercier tous ceux qui m’ont aidé et soutenu » écrit, le lundi 18 février 2013, Didier Rapaud sur son profil Facebook.

Article publié dans Le Journal de la Photographie du vendredi 22 février 2013

Interrogé par téléphone, Didier Rapaud, ancien directeur photo de Paris Match, minimise ses désaccords avec Alexandre Solacolu. Selon son tempérament, il ne veut pas faire de vague en Baie de Saint-Brieuc. Même son de cloche auprès d’Alexandre Solacolu avec lequel je parle longuement au Bar des Phares, place de la Bastille à Paris, où il est venu éteindre l’incendie.

« Didier a tout fait pour le festival de cette année. Il a choisi le jury composé de Gary Knight de VII, d’Annie Boulat de Cosmos, d’Olivier Laurent du BJP, de Jean-Luc Monterosso de la MEP et d’Alain Genestar de Polka  et il a été à leurs côtés pour la sélection que nous rendrons publique le 2 mars prochain à Saint-Brieuc. »

« C’est exact » confirme Didier Rapaud « Je m’étais même intronisé président du jury non votant. … Mais franchement, j’aurai pu continuer avec eux… Simplement, j’ai fait toute la première partie de mon travail pour l’édition 2013 mais j’ai attendu trop longtemps mon contrat. Et puis, à 65 ans, je n’ai pas envie de me casser les pieds avec des administrations. Je suis allé à Saint-Brieuc pour les photographes et pour le fun, pas pour des discussions à n’en plus finir. »

L’annonce fait l’effet d’un coup de tonnerre. Depuis le lancement du festival Photoreporter en Baie de Saint-Brieuc, les commentaires de toutes sortes allaient bon train dans le Landernau du photojournalisme. Que n’avait-on pas entendu, sur cette folle initiative d’un festival qui paye les photographes pour produire !

L’idée en elle-même était dérangeante, et je me souviens d’avoir été plus que sceptique quand Alexandre Solacolu, son promoteur, me l’avait exposée à Visa pour l’image, en 2011. Ce n’est que lorsqu’il m’a dit que Didier Rapaud en serait le « directeur artistique » que j’avais commencé de croire au projet.

Aujourd’hui, s’il est certain que l’édition 2013 aura lieu, le Festival a reçu 300 propositions de la part des photographes ! La pérennisation n’est pas assurée au moment où les collectivités territoriales comme l’Etat français sont à l’heure des restrictions budgétaires.

Michel Puech

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