[CP] Affaire Sipa/DAPD: les ex-salariés d’AP répondent à leur directeur

Mis à jour le 15 mai 2020 par RedactionLettre recommandée avec accusé de réceptio – Paris, le 5 décembre 2012 au directeur général d’Associated Press France

 

 

 

Monsieur le directeur général,

 

Nous avons bien reçu votre courrier en date du 30 novembre 2012. Nous saluons le fait qu’AP soit « à l’écoute » de ses anciens salariés, et regrettons que cela n’ait pas été le cas ces dernières années.

 

Mais ce n’est pas seulement une écoute que nous attendons. Nous voulons être entendus, et nous voulons qu’enfin AP passe aux actes. Il ne reste que quelques heures avant l’audience du 6 décembre 2012 devant le tribunal de commerce, au cours de laquelle une partie du groupe Sipa risque la cessation d’activité, et en premier lieu Sipa News, dont vos anciens salariés cédés il y a quatre mois sont au coeur du projet sous la dénomination Fls Ltd.

 

D’ores et déjà, sachez que vos anciens salariés n’ont touché en ce début du mois de décembre que 35% de leur salaire de novembre, alors que les fêtes de fin d’année approchent !

 

Or la situation actuelle n’a qu’une seule cause: les négociations pour le moins hasardeuses qu’Associated Press a menées depuis quatre ans avec deux actionnaires allemands, aujourd’hui défaillants, pour céder plusieurs de ses services.

 

Nous demandons une fois de plus à Associated Press de s’engager financièrement pour soutenir Sipa et la nouvelle agence Sipa News, et d’adresser un signal clair en ce sens au tribunal de commerce et à la direction avant le 6 décembre 2012.

 

A défaut, il vous faudra assumer le coût d’une catastrophe sociale, avec 127 emplois en danger.

 

Faut-il vous rappeler que DAPD -deuxième agence allemande- est née, fin 2009, de la  cession du service allemand d’AP à DDP, propriété des actionnaires aujourd’hui défaillants ?

 

Faut-il vous rappeler que cette cession a été suivie de suppressions d’emplois, et de la fermeture du service suisse alémanique d’AP cédé au même moment, alors que vous aviez assuré qu’il n’en serait rien ?

 

Faut-il vous rappeler qu’en 2010 vous aviez tenté de céder une première fois votre servic français à ces mêmes actionnaires, avant de clore les négociations en cours au printemps 2010, et de taire les raisons de cette rupture ?

 

Nous demandons à Associated Press de rendre publiques les raisons qui l’ont amenées au printemps 2010 à rompre ces négociations.

 

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