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ARLES 2011:Yan Morvan Bikers

Mis à jour le 24 octobre 2020 par Redaction

France, Arles juillet 2011
France, Arles juillet 2011 Yan Morvan – Photographie Geneviève Delalot

On monte la rue des Arènes et, inévitablement – car la rue se transforme en ruelle en arrivant sur le vestige romain – on entre dans un local loué par Marc Bervillé sur les conseils des époux Clergue.

« Tu vas voir, c’est simple » lance immédiatement Yan Morvan en bondissant, « En avril 1978, Jean-Jacques Naudet publie mes images dans PHOTO et me demande de « couvrir » Arles pour son magazine, La Lettre de la Photographie. Trente-trois ans plus tard, le même me commande d’être à Arles comme à Paris pour « L’Oeil de La lettre »… Comment veux tu que je n’expose pas aujourd’hui ce même reportage ? »

Yan Morvan aime les histoires carrées, les signes et les concordances de temps le font littéralement jouir. Justement, le jeune galériste Marc Bervillé a « appris la photographie dans PHOTO ». Il a découvert Yan Morvan à travers la publication de GANG dans PHOTO et Paris-Match. Il parle avec talent du talent de Yan Morvan. « Par rapport à ce que l’on peut voir dans les expositions des Rencontres, le travail de Yan tranche. C’est du photojournalisme des années 70. »

Les 25 tirages que l’on peut voir rue des Arènes, essentiellement des 30×40 et deux grands formats sont des épreuves argentiques vintage (un second tirage du reportage).

Des photographies qui évoquent inévitablement Easy Rider et le reportage sur les Hells Angels d’Hunters S. Thompson. D’ailleurs, Yan Morvan est un personnage tout droit sorti d’un livre du Docteur, un vrai photographe « gonzo ».

Qui a la chance de le fréquenter ne peut être que frappé par l’extrême paradoxe du personnage. Des mecs à la fois déjantés et carrés, ce n’est pas tous les jours qu’on en rencontre. C’est cet aspect de son caractère qui lui a permis de s’intégrer avec les voyous, les hors-la-loi et les furieux de toute sorte.

En plus, Yan Morvan a un talent fou. Un œil et un savoir-faire technique qui lui permettent de sortir par le haut de tous les défis insensés qu’il se donne.

Les éditions Marval ont publié un livre, GANG, hélas interdit à la vente pendant deux ans en raison d’un procès a propos d’une légende. Le personnage photographié ne voulait pas être qualifié de néonazi. Cela fait de l’ouvrage un collector, dont quelques exemplaires sont en vente à l’exposition.

Michel Puech

Marc Bervillé expose en Arles 25 photographies de Yan Morvan sur les gangmen et les bikers des 70’s
5, rue des Arènes

Le dossier de Yan Morvan dans www.a-l-oeil.info

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