Ochlik Rémi, photojournaliste (1983-2012)

Hommage à Rémi Ochlik © Geneviève Delalot
Rémi Ochlik au Scoop de Lilles en décembre 2011 © Geneviève Delalot pour A l’oeil

 
Rémi Ochlik est un photographe français né le 16 octobre 1983 à Thionville. Il a été assassiné le 22 février 2012 à Homs (Syrie) par un tir de roquette ciblé de l’armée syrienne.

Rémi Ochlik a étudié la photographie à Icart-Photo sous la direction de Mark Grosset..

Il débute son activité professionnelle à l’agence Wostok Press pour laquelle il réalise de nombreux reportage en France avant de cofonder l’agence IP3 Press avec Christophe Bertolin et Grégory Boissy.

En 2004, il reçoit le Prix Jeune reporter François Chalais pour son reportage en Haïti qui donnera lieu également à une projection lors des soirées de Visa pour l’image.

Il couvre alors la guerre en République démocratique du Congo en 2008, où il se trouve avec son ami Lucas Dolega, puis l’épidémie de choléra à Haïti en 2010 et l’élection présidentielle de 2011.

Il couvre également “les printemps arabes” en Tunisie, Libye, Egypte. Rémi Ochlik se trouvait aux côtés du photographe Lucas Dolega lorsque ce dernier a été tué par la police en janvier 2011 à Tunis.

Il est le Grand prix Jean-Louis Calderon du festival européen de journalisme Scoop Grand Lille en 2011 pour ses trois reportages en compétition : « La chute de Tripoli », « Égypte Tahir Square » et « La révolution du Jasmin »

En 2012, sa série intitulée « Bataille pour la Libye », est récompensée par le premier prix du World Press Photo dans la catégorie « Informations générales ». Il devait recevoir son prix à Amsterdam le 20 avril 2012.

Rémi Ochlik est tué en Syrie, où il était rentré clandestinement, le 22 février 2012 à l’âge de 28 ans dans le bombardement par les forces armées syriennes d’une maison transformée en centre de presse dans le quartier rebelle de Baba Amr où il se trouvait avec la journaliste américaine, Marie Colvin, 56 ans, du Sunday Times morte avec lui.

Deux autres journalistes, Édith Bouvier du Figaro et Radio France internationale et Paul Conroy, photojournaliste indépendant, ont été blessés au cours de la même attaque. William Daniels, photographe pour le Figaro Magazine et Time Magazine, n’a pas été blessé, mais a tenu à rester avec Édith Bouvier jusqu’a leur sortie de Homs.

En 2012, le Prix du jeune reporter de la ville de Perpignan, décerné pendant le festival international de photojournalisme Visa pour l’image, a pris le nom de Prix de la ville de Perpignan/Rémi Ochlik.

 

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