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Et viva Visa 2021 !

Grozny, Tchétchénie, février 2000. © Éric bouvet

Jean-François Leroy a raison d’écrire dans son éditorial que la lumière des projections du Campo Santo « nous aura terriblement manqué » ! Le festival international du photojournalisme Visa pour l’image sans ses fameuses projections, c’était comme le festival de Cannes sans films.

Si tout va bien, du 30 août au 4 septembre, à 21h30, les projecteurs s’allumeront pour le plaisir de tous les participants. Au programme, mais sous toutes réserves : les élections présidentielles américaines et l’invasion du Capitole, la crise au Liban, les conflits de Syrie, du Haut-Karabakh, d’Éthiopie, de République centrafricaine, du Nigeria…

Les conséquences des changements climatiques, la destruction de la forêt amazonienne, les réfugiés sur l’île de Lesbos en Grèce, les migrants d’Amérique latine, en Méditerranée, en Bosnie, et en France… ne seront pas oubliés. Comme les contestations et rébellions en Pologne et en Biélorussie, le coup d’État en Birmanie etc. Naturellement l’actualité mondiale sera présentée ainsi que des rétrospectives… Bref, du Campo Santo comme on aime !

Du côté des expositions le préprogramme est prometteur avec 25 expositions annoncées du 28 août au 12 septembre :  Abir Abdullah pour ses « Migrants climatiques au Bangladesh », « Syrie : une décennie en guerre » par l’Agence France Presse, « Arméniens, un peuple en danger » d’ Antoine Agoudjian, « La « révolution du printemps » en Birmanie » une collective rassemblée par le New York Times, « Bonne vie à deux : Haïti pour le meilleur et pour le pire » par Valérie Baeriswyl / Reuters, « 1981-2021 40 ans de photographie » d’Eric Bouvet, « Fuir la guerre au Tigré » de Nariman El-Moft / The Associated Press, « The Ameriguns » de Gabriele Galimberti / National Geographic, « Télétravail : Allô bureau bobo », Jérôme Gence le lauréat 2020 du Prix Pierre & Alexandra Boulat soutenu par la Scam, « La Ve » (ndlr : pas la télé, la République) de Guillaume Herbaud / Vu, « Mon Portugal » de Patricia de Melo Moreira / Agence France Presse, une « Rétrospective » du travail de Vincent Munier, « Vie et mort à New Delhi face à la deuxième vague » par Danish Siddiqui / Reuters, « Les secrets des baleines » de Brian Skerry / National Geographic, « Tigré : l’Éthiopie sombre dans le chaos » de Eduardo Soteras / Agence France Presse, « Les derniers jours du camp de Moria » de Angelos Tzortzinis / Agence France Presse, et « Double peine : les réfugiés dans  la crise sanitaire » par les photographes de l’agence Myop pour la Commission Européenne…

Compte tenu de la crise sanitaire, les « wired » ex-télégraphiques, se taillent la part du lion, c’est logique. A l’œil espère pouvoir suivre cette 33ème édition, mais comme vous le savez chères lectrices et chers lecteurs, les reportages sont onéreux. Une semaine de travail pour interviewer les festivaliers, voir les expositions, c’est un budget de 2000€ rien que pour les frais, alors les sponsors et les généreux donateurs seront les bienvenus pour assurer la qualité de notre travail.

Michel Puech
www.puech.info

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