L’agence de presse photo Starface a deux amis : Paul & Eddy

Photo: Julien de Rosa / Starface Starface Agence de presse photo 18, rue de Saisset 92120 Montrouge Tel: 01 53 20 90 00
Jeff Pekala de Starface Photo: Julien de Rosa / Starface

Deux dossiers ont été déposés au tribunal de commerce pour la reprise de l’agence de presse photo Starface fondée par Jean-François Pekala, ceux de Paul Marnef, directeur général de Sipa press et CEO de l’agence belge Isopix et d’Eddy Eyrignoux, patron de l’agence française Panoramic.

Le 2 juin 2015, Jean-François Pekala – que tous appele Jeff -, patron de l’agence de presse Starface, présentait au Tribunal de commerce un plan de sauvegarde de l’entreprise. Mais, six mois après, le juge n’a pas donné une seconde chance à son gérant. « Il n’a pas licencié assez de monde tout de suite » conclut laconiquement l’un de ses concurrents et néanmoins ami.

La deadline pour faire des offres était le vendredi 29 janvier 2016. Dans la journée des rumeurs commençaient à circuler selon laquelle l’agence Sipa press aurait fait une offre. Il n’en est rien. Du moins formellement.

Abaca, Visual, Starface, Andia: les “petites” agences souffrent…

Paul Marnef d'Isopix (Beligique) (c) Philippe Charliat pour A l'oeil
Paul Marnef CIO des agences Sipa et Isopix
Photographie (c) Philippe Charliat pour A l’oeil

C’est Paul Marnef à titre personnel qui a déposé un dossier, ce qu’il nous a confirmé ce jour après avoir envoyé un courriel à tout le personnel de Sipa.

« Je connais Jeff depuis quinze ans. » précise Paul Marnef au téléphone depuis Strasbourg. «  A un moment, Isopix distribuait son matériel en Belgique et puis nous nous sommes perdus de vue…. Ce serait bête que Starface disparaisse. Ce n’est pas une offre inamicale, mais la possibilité que Starface continue dans ses locaux à Montrouge. »

 

 

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Eddy Eyrignoux de Panoramic – Photo Panoramic

L’autre proposition émane d’Eddy Eyrignoux de l’agence Panoramic de la holding Images Investissements.  « Arrêter l’hémorragie chez Starface » c’est la première chose à faire, trouver des synergies et des économies. Aujourd’hui il faut se développer en s’agrandissant. » confie Eddy Eyrignoux « C’est difficile car le marché n’arrête pas de bouger. »

Au chapitre des plans de sauvegarde, les agences Abaca et Visual qui avaient fait appel à la protection du tribunal, sont sur le point de terminer la procédure judiciaire. Ce qui ne signifie pas qu’elles soient sorties des difficultés. Elles bénéficient de délais pour rembourser leurs dettes, mais rien ne prouve qu’elles le pourront. Tout dépendra de l’évolution des prix.

MP

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