Edouard Elias, lauréat 2015 du Prix Rémi Ochlik de la Ville de Perpignan

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Copie d’écran du site web d’Edouard Elias

Jeudi 25 juin 2015, Jean Francois Leroy directeur du festival international de photojournalisme Visa pour l’image à annoncé sur son compte Facebook, le résultat des délibérations du jury qui consacre Edouard Elias, Prix Rémi Ochlik, du jeune reporter.

Parole de photographes : Edouard ELias © Geneviève Delalot
Bayeux 2014 Edouard ELias itw par Alain Frilet © Geneviève Delalot pour A l’oeil

logo_visa15Après Tomas van Houtryve (2006), Mikhael Subotzky (2007), Munem Wasif (2008), Massimo Berruti (2009), Corentin Fohlen (2010), Ed Ou (2011), Sebastián Liste (2012), Sara Lewkowicz (2013) et Maxim Dondyuk (2014), c’est le très jeune photojournaliste Edouard Elias qui a été choisi par le jury composé de directeurs photo de magazines internationaux

Le prix récompense le travail réalisé en 2014-2015. Pour Edouard Elias, il s’agit d’un reportage remarqué par toute la profession sur la Légion étrangère.

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Première publication du reportage dans L’Obs
Vendredi 20 février 2015, Edouard Elias (c) Michel PUech
Vendredi 20 février 2015, Edouard Elias (c) Michel Puech

En février dernier, il me confiait au micro de WGR et pour un « portrait » publié dans le numéro 4 de la revue Epic-Stories :

La Centrafrique ?

« J’ai pleuré en voyant les photos de William Daniels ! Tout avait été fait. Mais, au niveau de l’armée française il n’y avait pas grand-chose. Alors j’ai demandé à être en immersion avec les soldats. Je me suis retrouvé avec la légion étrangère au fin fond de la Centrafrique. »

« Un mois dans un poste avancé. Il a fallu se faire accepter par les gars. Je n’ai que 23 ans… Mais dès que le contact a été établi, ça a été formidable de travailler avec eux. »

« Quand je suis parti, c’était l’été, la Centrafrique et la Légion, ça n’emballait pas les rédactions. Mais bon je suis parti. Je suis indépendant. La première fois que je suis allé en Syrie, ça n’intéressait personne mais mes photos ont été publiées. Et bien là c’est pareil… Je suis parti en me disant : on verra ce que ça donne.»

« Finalement, le reportage a été publié dans la nouvelle formule de L’Obs. Pour la première fois, j’avais six pages. C’est moi qui ai apporté les informations pour l’article. Donc c’est mon reportage qui a été publié et j’en suis très content.»

Le prix est doté par la Ville de Perpignan de 8 000 € et sera décerné lors de la soirée au Campo Santo du vendredi 4 septembre 2015.

MP
Vous pouvez écoutez le son de l’entretien avec Edouard Elias

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