Franz-Olivier Giesbert imite Patrick Cohen et déchire sa carte de presse

Après Patrick Cohen, solidaire de Pascale Clark, Franz-Olivier Giesbert a déchiré sa carte de presse en direct dans l’émission « C’est à vous ». Comme Patrick Cohen, FOG a détruit une carte qui n’est plus valide depuis le 31 mars 2015 !

Les cartes de presse des journalistes sont renouvelées tous les ans. Comme chaque année, celles de l’année précédente sont valides jusqu’à la fin mars, le temps que la nouvelle carte parvienne à son titulaire.
Les gestes de Patrick Cohen et de Franz-Olivier Giesbert sont donc sans aucune conséquence. Une curieuse pratique pour des journalistes !

FOG dénonce « la paperasserie ». Dans un communiqué le syndicat des journalistes CGT, avec lequel je suis sur ce point entièrement d’accord, déclare : « il ne s’agit que d’une faribole de plus dans les postures adoptées par l’intéressé. »

« Aujourd’hui retraité, M. Giesbert ne peut plus prétendre qu’à une carte de journaliste honoraire, (ndlr : il est né en 1949) dont la délivrance n’est pas automatique. Elle doit faire l’objet d’une demande, avec fourniture d’un curriculum vitae, du casier judiciaire, d’un certificat de l’organisme servant la pension de retraite, deux photographies et le règlement des frais de dossier. »

« Pour ce qui est de la paperasserie, il y a pire et pour l’obtention et le renouvellement de leur carte, pigistes et chômeurs sont soumis à plus de formalités. Mais, sans doute, M. Giesbert n’en a cure. »
Rappelons que la « paperasserie » en question consiste à fournir la preuve que les revenus d’un postulant doivent venir au minimum pour 51% d’entreprises de presse. Et c’est ce qui gêne ces stars des médias, habitués des cachets, des prestations et autres honoraires.

La révolte des nantis !

On est très loin des vrais soucis que pose l’obtention de la carte de presse aux journalistes pigistes. Ces derniers, souvent contraints par les entreprises de presse de facturer leurs droits d’auteur alors que la loi oblige les médias à les payer en salaire, se sont massivement déclarés comme auto-entrepreneur ou en société. Mais de cela ces dames et messieurs habitués des plateaux n’ont cure.

Le SNJ-CGT dénonce » les postures de ces « grands journalistes » condescendants, qui devraient avoir plus de retenue et de respect pour une carte de journaliste dont l’adoption a été le résultat d’un long combat des syndicats. »

Ajoutons, que les trois journalistes – que j’hésite à qualifier de confrère – n’ont pas de respect non plus pour ceux qui vont dans des zones à risque où parfois la carte de presse est une planche de salut.
Une bien curieuse façon de fêter les 80 ans d’existence de cette carte qui contribue à défendre la liberté d’informer.

Michel Puech, journaliste honoraire, carte de presse n°29 349

Pour aller plus loin et découvrir les conditions d’attribution de la carte de presse, consulter le site de Commission de la carte d’identité des journalistes professionnels : http://www.ccijp.net/

Lire la lettre ouverte à Pascale Clark