Amputé de 2’30, le film War reporter sera projeté au festival Etonnants Voyageurs de Saint-Malo

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Le réalisateur Amine Boukhris au Palais de Justice (c) Michel Puech
Le réalisateur Amine Boukhris au Palais de Justice (c) Michel Puech

A la demande de la compagne du photographe Lucas Dolega, tué en Tunisie en 2011, le TGI de Paris à jugé ce vendredi 6 juin 2014, le litige qui l’opposait à Amine Boukhris, réalisateur du film War reporter et au festival Étonnants Voyageurs qui l’a programmé. Moyennant la suppression de trois séquences, le festival assure que le film pourra être projeté à Saint-Malo dimanche 8 juin 2014 à 17 h 45 dans le cadre d’un après-midi spécial autour des journalistes de guerre.

Madame Claire David, Première Vice-Présidente au Tribunal de Grande Instance (TGI) de Paris, agissant par délégation du Président du Tribunal, a enjoint au réalisateur de retirer trois séquences:

  • une photo du corps allongé de Lucas Dolega (passage de 13’31 à 13’34). Photographie par ailleurs déjà publiée dans la presse en 2011.
  • un passage où un homme non identifié crie en arabe (sous-titré en français) « filmez son sang » (passage de 14’19 à 14’22)
  • un passage montrant le trajet en voiture et l’arrivée à l’hôpital de Lucas Dolega (de 14’43 à 16’30) constituant la séquence la plus violente,  le photographe était agonisant.

Les autres demandes, notamment celles relatives au retrait des interviews et du nom de Nathalie Donnadieu, compagne du photographe,  ainsi que le paiement de dommages et intérêts ont été rejetées par le Tribunal.

Enfin, le réalisateur, la société de production et le festival  sont condamnés à payer la somme totale de 1 400 euros pour les frais d’avocat, sur le fondement de l’article 700 (contre 4.000 euros demandés).

Vous trouvez ci-dessous l’ordonnance rendue ce vendredi  à 17h.

Le jugement

 

 

Site officiel des Étonnants Voyageurs

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