#Ukraine : Kiev vu par Benjamin Girette et son ePhone

© Benjamin Girette / IP3 press : Kiev le 2 Fevrier 2014 : Un manifestant anonyme anti Yanukovitch inspecte les barricades ˆ l'entrŽe du stade Dynamo armŽ de son arme de poing sa croix et son talkie walkie.
© Benjamin Girette / IP3 press : Kiev le 2 Fevrier 2014 : Un manifestant anonyme anti Yanukovitch inspecte les barricades ˆ l’entrŽe du stade Dynamo armŽ de son arme de poing sa croix et son talkie walkie.

logo_loeildelaphotographieA 27 ans, Benjamin Girette est un de ces photojournalistes révélé par les « Printemps arabes ».  Aujourd’hui, il revient de Kiev, avec une série de photos réalisées avec son iPhone.

« Cela  fait deux ans que je suis Instagram… Deux ans que je travaille avec Hispamatic avec John S et la pellicule D-Type plate  qui est une tentative de recréer un effet colodium comme sur les plaques de verre d’antan. »

« Je suis parti pour la première fois à Kiev fin janvier. J’y suis resté une grosse semaine et puis je suis rentré car la situation était très calme ; et  je venais d’avoir quelques commandes sur Paris. Je suis resté dix jours à Paris mais lorsque les forces de police ont essayé d’évacuer la place Maïdan à la mi-février Je suis reparti… sans garantie !»

 

« Sur des sujets de news je pars à 99% sans garantie. Ensuite, sur place, je fais comme les copains, j’essaie toujours de trouver des commandes, une pige avec un quotidien ou mieux une garantie de magazine… mais les évènements à Kiev ont attiré énormément d’excellents photographes et  je ne me faisais pas d’illusion. Il fallait donc que je fasse autre chose que les confrères…  Alors j’ai rangé mes boitiers et j’ai sorti mon téléphone. »

 

« C’est la première fois que je rentre d’un sujet news en essayant de vendre des photos faites avec mon  Iphone. Et, je suis assez surpris du résultat… Les rédactions m’ont répondu !  Rapidement, Stern s’est dit intéressé mais finalement n’a rien publié faute de place m’ont-ils dit… Polka a également failli publier quelque chose mais finalement ils ont changé d’avis. Pour le moment le seul à publier est FLTR Smartphone photography Magazine d’Olivier Laurent et L’œil de la Photographie… C’est une première et je suis ravi ! J’espère juste que d’autres auront la bonne idée… qui sait ? »

« De toute façon, Instagram m’a apporté beaucoup  de contacts.  Quand on est un jeune freelance on est un peu isolé. Grâce à mon compte Instagram, non seulement j’ai rencontré beaucoup de photographes et de picture-editeurs que je ne connaissais pas !  Sans compter que par l’intermédiaire d’Instagram, j’ai obtenu des commandes ! »

Benjamin Girette a découvert la photographie sur la table du salon de ses parents où Exodes de Sebastiao Salgado voisinait avec des livres de Raymond Depardon et d’Henri Cartier-Bresson. Après le baccalauréat, il fait des études de droit et profite de son temps libre pour faire des photos dans la rue.

Il commence à « shooter » pendant les manifestations ou lors de différents évènements comme le nouvel an chinois ou la fête de Ganesh dans le nord de Paris. C’est un autodidacte dont les biberons se nomment Photo, Réponses Photo, Compétence Photo. « Ce sont mes écoles de photo » dit-il en riant.

© Benjamin Girette / IP3 press : Kiev le 2 Fevrier 2014 : Des dizaines de milliers de manifestants anti Yanukovitch se rassemblent devant la scne installŽe place de l'indŽpendance pour Žcouter l'office religieux ou encore des discours des responsables de l'opposition anti Yanukovitch. La mobilisation ne faiblit pas depuis novembre dernier.
© Benjamin Girette / IP3 press : Kiev le 2 Fevrier 2014 : Des dizaines de milliers de manifestants anti Yanukovitch se rassemblent devant la scne installŽe place de l’indŽpendance pour Žcouter l’office religieux ou encore des discours des responsables de l’opposition anti Yanukovitch. La mobilisation ne faiblit pas depuis novembre dernier.
© Benjamin Girette / IP3 press : Kiev le 2 Fevrier 2014 : De nombreux badauds, touristes ou encore sympathisant profitent du week end pour venir voir les barricades ˆ l'entrŽe du stade Dynamo. Des guides sont Žgalement prŽsents pour les groupes afin de vous faire une visite des diffŽrents lieux clŽs de la mobilisation.
© Benjamin Girette / IP3 press : Kiev le 2 Fevrier 2014 : De nombreux badauds, touristes ou encore sympathisant profitent du week end pour venir voir les barricades ˆ l’entrŽe du stade Dynamo. Des guides sont Žgalement prŽsents pour les groupes afin de vous faire une visite des diffŽrents lieux clŽs de la mobilisation.
© Benjamin Girette / IP3 press : Kiev le 2 Fevrier 2014 : De nombreux badauds, touristes ou encore sympathisant profitent du week end pour venir voir les barricades ˆ l'entrŽe du stade Dynamo. Des guides sont Žgalement prŽsents pour les groupes afin de vous faire une visite des diffŽrents lieux clŽs de la mobilisation.
© Benjamin Girette / IP3 press : Kiev le 2 Fevrier 2014 : De nombreux badauds, touristes ou encore sympathisant profitent du week end pour venir voir les barricades ˆ l’entrŽe du stade Dynamo. Des guides sont Žgalement prŽsents pour les groupes afin de vous faire une visite des diffŽrents lieux clŽs de la mobilisation.

A la fin de ses études, il se décide à tenter sa chance. En 2008,il monte un premier projet photo avec  l’aide d’un ami d’enfance, Guillaume Poulet Mathis. (http://www.24hoursineurope.com) L’aventure commence, l’apprentissage aussi.
« J’ai commencé la photo de presse en 2011 avec la révolution tunisienne. Après quelques piges depuis Tunis pour Abaca et Associated Press, Rémi Ochlik me présente à Christophe Bertolin, son associé dans l’agence IP3 Press »

Les deux compères le prennent sous l’aile d’IP3 Press pour laquelle il va couvrir les évènements en Tunisie, puis en Egypte. Il photographie également les réfugiés tunisiens en Italie, le mouvement des indignés en Espagne, les réfugiés syriens en Turquie. Ensuite c’est l’heure de l’Ukraine.

Pour quels résultats ? « C’est chaque fois différent. Parfois je vends bien à travers MaxPPP qui a un contrat avec IP3 Press. Mais il ne faut pas que le billet d’avion coûte trop cher ! Globalement, comme tout le monde le sait,  ce n’est pas du tout intéressant économiquement d’aller faire du news… »

« Alors, le reste du temps je travaille en commande en France pour des particuliers, des entreprises et des journaux comme le Journal du Dimanche, Le Figaro ou Métro… Plus rarement hélas pour des magazines comme Paris Match ou  Gala. Mais c’est avec ces commandes que j’arrive à financer quelques reportages de news. »

 

Michel Puech

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