[CP] Pourquoi autant d’utilisations abusives de l’image alors que les iconographes existent ?

Communiqué de presse

Procès, non sens, ratés : pourquoi autant d’utilisations abusives de l’image alors que les iconographes existent ?

Icono-Services, l’agence d’iconographie, présente les résultats de l’enquête métier menée en 2013 et dont elle a participé à l’élaboration au sein de l’ANI (Association Nationale des Iconographes).

 

Paris, jeudi 12 décembre 2013.

Avec l’avènement du numérique, les flux d’images et de vidéos ont considérablement augmenté. Ainsi en va de la consommation d’images. Toutefois, on ne peut envisager leur utilisation sans comprendre l’enjeu du choix du bon visuel.

Les iconographes, de part leur formation et leur expérience, sont les professionnels légitimes pour réaliser cet exercice. Si la tâche peut sembler aussi simple que de se promener sur les banques images, elle nécessite une réelle expertise, tant des sources – photographes, microstocks, musées, etc.- que des contraintes techniques et légales, véritable épée de Damoclès pour l’utilisateur peu scrupuleux. Il se pose aussi la question de l’acuité pour choisir les illustrations pertinentes d’un sujet ; beaucoup s’élèvent pour dénoncer le manque d’esthétisme ou encore de sens (exemple : le tumblr malaiseeniconographie).

L’utilisation hasardeuse de visuels conduit à de graves complications, juridiques et contextuelles.

Souvenez-vous :

  • Une photo du petit Grégory utilisée par erreur sur une publicité. «Derrière cette bourde se cache un jeune graphiste ignorant qui a tapé «enfant» dans Google images.»
  • l’AFP et Getty Images condamnés à verser 1,2 2 million de dollars à Daniel Morel pour l’obtention de photos de ce dernier sans crédit ni mention de restrictions quant à leur diffusion.

Icono-Services s’associe à l’ANI pour réaliser la première enquête métier

A une époque où se multiplient les procès pour utilisation illégale d’images, l’agence d’iconographie Icono-Services a souhaité aujourd’hui mettre en lumière les résultats de la première enquête métier réalisée. En  voulant  identifier  et  comprendre  quels  pouvaient être les freins rencontrés au quotidien par ces professionnels de l’image, l’enquête révèle l’inquiétude des iconographes qui se heurtent à la méconnaissance de leur activité.

Icono-Services, l’agence d’iconographie

L‘arrivée du numérique a bouleversé les habitudes de consommation en images. Pour les entreprises et les institutions, trouver le bon visuel est devenu un exercice complexe et chronophage. C’est dans ce contexte que Pierre Laurent-Badin a créé en l’agence Icono-Services, nouveau service iconographique indépendant à destination du monde professionnel. Réunissant iconographes et documentalistes, Icono-Services a pour vocation de répondre à toute demande liée à la recherche et à l’utilisation des images, en éliminant les risques juridiques, notamment liés à la propriété intellectuelle.

Icono-Services c’est aujourd’hui 30 clients dans des domaines aussi différents que la presse, les institutions, la communication, l’industrie médicale, etc.

 

Qui sont les iconographes ?

Un métier francilien

82   % travaillent en Île de France

Un métier au féminin

83   % des iconographes sont des femmes

Un métier de diplômés

62% ont au moins un bac+4 36% un Bac+5

Les secteurs d’activité

  • Presse (31 %)
  • Institution (18 %)
  • Edition (15 %)
  • Agence photo (14 %)
  • Entreprise (11 %)
  • Publicité et communication (6 %)
  • Autres (5 %)

72,5 % estiment que leur métier est reconnu, et pourtant, les répondants soulèvent que :

  • les graphistes et les maquettistes sont de plus en plus sollicités pour réaliser des tâches d’iconographes alors qu’ils ne bénéficient pas toujours d’une formation aux contraintes de la recherche et de l’utilisation de l’image.
  • le flux des images sur Internet laisse penser, à tort, que toute image trouvée peut être exploitée en toute liberté. Ce phénomène est dangereux pour les iconographes, qui voient le nombre de leur mission diminuer, et pour les utilisateurs des images qui s’exposent à de graves sanctions.

 

Source : ANI (2013) Enquête métier.

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