Saint-Brieuc: de l’argent pour produire !

Michel Puech publie dans La lettre de la photographie, lettre quotidienne en français et en anglais.A l’initiative de « Saint-Brieuc Agglomération », qui réunit quatorze communes bretonnes, se crée un nouveau festival de photo reportage dont l’originalité est de financer la réalisation d’histoires photographiques.

Publié dans La lettre de la photographie du 17 octobre 2011


Alexandre Solacolu est un jeune homme qui n’a pas froid aux yeux. Il a une idée : créer un événement culturel pour valoriser un territoire qui lui est cher : la baie de Saint-Brieuc située sur la côte nord de la Bretagne entre les falaises du Cap Fréhel et les rochers de la côte de granit rose.

Entreprenant, il convainc Michel Lesage, Président de l’agglomération et son équipe. Ce sera un festival de photographie. Il sollicite alors le concours de Didier Rapaud, ancien directeur photo de Paris Match et ancien directeur de l’agence de presse Gamma. Un atout de poids. En quarante ans de carrière au service de la photographie, Didier Rapaud a acquis une expérience exceptionnelle du reportage photographique et de la gestion des photographes.

A eux deux, ils expliquent aux patrons locaux l’intérêt d’un partenariat public-privé pour financer le festival « Photo Reporter en Baie de Saint-Brieuc » car s’il s’agit bien sûr d’exposer des reportages photo dans les lieux touristiques de la baie, il faut aussi en financer la réalisation !

« Face aux énormes difficultés économiques que rencontrent aujourd’hui les photographes, je n’avais pas envie de dire aux photographes : donnez moi vos images, je vais les montrer. Je veux que nous les aidions financièrement. Mais nous allons aussi les suivre tout au long de la réalisation de leur travail. » confie Didier Rapaud qui ajoute : « Attention, nous n’allons pas donner des bourses mais étudier avec les photographes le projet, les aider à le réaliser et ne pas les lâcher jusqu’à ce que le travail soit de la qualité que nous souhaitons. » Chaque sujet proposé aura son économie propre, les financements se feront en fonction des besoins nécessaires pour sa réalisation.

Reportages de guerre, de catastrophes humanitaires, ou histoires de femmes, d’hommes ou d’animaux, le spectre de ce festival est large. « Ce que nous voulons ce sont de vraies histoires extraordinaires. Le festival est conçu comme un magazine avec une diversité de sujets. » ajoute Didier Rapaud.

Le nom définitif du festival et sa date (octobre 2012 ?) ne sont pas encore définitivement fixés, mais l’appel aux photographes, lui est bien réel. En suivant le lien sur le site, les photographes professionnels peuvent poser leur candidature. Ils ont jusqu’au 21 novembre 2011 pour télécharger leur dossier.

Michel Puech


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