Expositions Paris, Hommage à Elise Hardy

Michel Puech publie dans La lettre de la photographie, lettre quotidienne en français et en anglais.Expositions Paris, Hommage à Elise Hardy par Michel Puech in La lettre de la photographie du 1er juillet 2011. Du vernissage du samedi 2 juillet au 31 août 2011, la bibliothèque Claude Levy Strauss à Paris expose les photographies N&B d’Elise Hardy.

 

Je me souviens de la première fois où j’ai rencontré Elise Hardy, l’année où elle est entrée à l’agence Rapho, en 1992. L’agence logeait alors dans ses locaux historiques, ceux de la rue d’Alger dans le premier arrondissement de Paris, une petite rue perpendiculaire à la rue de Rivoli bordée par le jardin des Tuileries.

On entrait sous le porche. On s’embarquait dans l’ascenseur en bois, avec sa cage vitrée et ses portes en fer forgé…. La mise aux normes n’avait pas encore détruit ces monuments. On sonnait à la porte d’un ordinaire appartement parisien, et, tout de suite derrière cette porte, à droite en entrant, on découvrait un beau sourire dans un charmant visage surmonté d’une chevelure brune.

A cette époque, je venais déjeuner régulièrement avec Mark Grosset qui co-dirigeait l’agence avec sa sœur Kathleen. Il me confia qu’Elise était photographe, qu’elle avait du talent et les pieds sur terre. Cette dernière qualité lui avait fait accepter ce job à temps partiel d’accueil, de reclassement de diapositives et tirages de retour des magazines ; et autres multiples tâches dont les jeunes gens manieurs de fichiers informatiques n’ont plus idée.

Mais en classant, légendant, tamponnant les photographies des autres, surtout quand il s’agit des Doisneau, des Boubat, des Ronis, des Freud, des Michaud, des Silvester et autres, on apprend !

Avant la rue d’Alger, Elise Hardy venait de Château-Thierry dans l’Aisne, où elle est née en 1962. Après des études de dessin et de sculpture aux Beaux-Arts de la ville de Paris, elle voyage en Afrique du nord et en Asie…

Evidemment, boulot oblige, Elise Hardy a beaucoup photographié Paris, sa ville. Et dans ses images, on trouve la trace de cette photographie humaniste qui fait la renommée de Rapho. Des photographies pleines de poésie, aussi. Des images où Elise joue non seulement avec le photographié, mais avec le voyeur qui va les regarder. Il y a un discret humour dans ses images. Une façon de photographier sans y toucher, pleine de respect et d’amour. Amour et fraîcheur de vue.

Elise Hardy expose souvent, et vend ses tirages. Elle est régulièrement publiée dans les magazines et l’édition, mais modeste, sérieuse, obstinée et fidèle, après les aléas du Rapho d’Eyedea, elle a su continuer à œuvrer pour l’agence en devenant l’éditrice de l’agence dans la nouvelle société Gamma-Rapho de François Lochon, tout en continuant son œuvre personnelle.

Michel Puech

Paris en Seine, exposition photographique d’Elise Hardy
Jusqu’au 31 août

Bibliothèque Claude Lévi-Strauss
41, rue Flandre
75019 Paris
Links

http://elise.hardy.free.fr
http://frvsens.com
http://gamma-rapho.com/

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