Soutenir João Silva reporter-photographe

Michel Puech publie dans La lettre de la photographie, lettre quotidienne en français et en anglais.
www.lalettredelaphotographie.com

Soutenir João Silva reporter-photographe par Michel Puech in La lettre de la photographie le 6 décembre 2010

Le 23 octobre dernier, en Afghanistan, João Silva est « embedded » avec des soldats américains en patrouille de déminage. Il est sous contrat avec le « New York Times ». Une explosion ! La journaliste Carlotta Gall qui était avec lui décrit une boule de fumée noire…
 

Après plusieurs minutes de silence, le sergent radio demande une évacuation sanitaire par hélicoptère. “Give me a name!” “Donnez-moi un nom!”. Et la réponse vient : « C’est le photographe ! » Malgré une bonne prise en charge rapide, un transport à l’hôpital de Kandharar, puis en Allemagne, João Silva perd ses deux jambes.
Greg Marinovich, son vieux complice dans le métier écrit: «Il a frolé la mort, mais en plus de perdre ses jambes, il a subi une myriade d’autres blessures, beaucoup d’entre elles extrêmement graves. Il a passé trois semaines en soins intensifs (…) sans l’intervention rapide sur place de l’infirmier de l’unité, il ne serait pas avec nous ».
João Silva est né en 1966 à Lisbonne, au Portugal, il a débuté en Afrique du Sud, en 1989, pour un journal local, puis pour « The Star » un quotidien de Johannesburg, avant de rejoindre Associated Press en 1994. D’abord pigiste pour le « New York Times », il est depuis l’an 2 000 sous contrat avec le quotidien américain.
Il a couvert la fin de l’apartheid en Afrique du Sud et a écrit avec Greg Marinovich un livre culte chez les photojournalistes : «The Bang-Bang Club», un compte rendu factuel du travail des photographes dans cette période.
En 2005, João Silva a publié un autre livre « Dans La Société de Dieu» où il présente des photos du monde chiite irakien durant l’occupation américaine.
João est connu par ses confrères comme un homme très courageux, et qui a déjà dû affronter à de nombreuses reprises la mort –y compris celles d’amis proches -, les blessures et les brûlures inévitables de ce dur métier de correspondant de guerre.
Cette fois, il a besoin du soutien moral et financier de tous les amis du photojournalisme. Un site a été créé pour lui écrire et pour acheter ses photos.
Michel Puech
Links

http://joaosilva.photoshelter.com/

http://www.joaosilva.co.za/

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